Témoignages

L’entrepreneuriat étudiant : un outil pour la vie

Corinne Germain est une enseignante passionnée par l’entrepreneuriat étudiant. La preuve? Celle qui travaille aussi comme conseillère pédagogique à la Commission scolaire des Découvreurs, à Québec, y chapeaute le volet local du Défi OSEntreprendre depuis quatre ans!

Chaque semaine, Corinne Germain prend son bâton de pèlerin et parcourt la vingtaine d’établissements de la commission scolaire à titre de responsable de « l’intégration de la pédagogie à valeur entrepreneuriale ». Sa mission : sensibiliser les enseignants et leurs classes à l’entrepreneuriat par le biais d’ateliers et d’activités. 

Elle accompagne elle-même les élèves qui participent à des concours d’entrepreneuriat, comme le Défi OSEntreprendre. Elle revoit, par exemple, leur dossier de candidature pour les aider à le peaufiner avant qu’ils le soumettent.

Selon Corinne Germain, l’entrepreneuriat est pour les élèves une occasion en or de développer des qualités utiles pour la vie. 

« À mes yeux, l’entrepreneuriat étudiant permet avant tout aux élèves de s’accomplir en tant qu’individus. Les y initier, entre autres, par l’entremise du Défi OSEntreprendre, c’est contribuer à leur développement en tant que citoyens dans notre société. C’est leur donner des outils pour réaliser leurs rêves et développer leur capacité de changer les choses dans leur communauté.  »

— Corinne Germain

Découvertes et rencontres 

Il n’est donc pas surprenant qu’elle s’implique aussi à titre de bénévole au sein du comité régional de la Capitale-Nationale et lors des soirées du gala national du Défi OSEntreprendre. Une belle manière, dit-elle, de découvrir et de rencontrer des entrepreneurs passionnés et innovateurs.

À titre d’exemple, elle cite le cas d’Antoine Paradis-Tremblay, gagnant de la 17e édition du Défi OSEntreprendre. C’est en 5e secondaire, à l’École secondaire De Rochebelle, qu’il a démarré son projet d’entreprise en s’inspirant de son projet personnel élaboré dans le cadre du Programme d’éducation internationale (PEI). Son but? Animer une conférence en milieu scolaire sur le thème de l’importance d’avoir une passion dans la vie. 

Mordu de sports d’équipe, Antoine Paradis-Tremblay a été obligé très tôt dans sa « carrière de sportif » d’en cesser la pratique à cause d’une commotion cérébrale. De fil en aiguille, il a remplacé cette passion par celle de la communication; encore aujourd’hui, il continue de prononcer des discours inspirants dans les écoles. « C’est lui qui m’a convaincue du potentiel entrepreneurial des projets personnels que réalisent les élèves du PEI », souligne Corinne Germain au passage.

au-delà des préjugés 

Paradoxalement, celle qui enseigne aussi l’éthique et la culture religieuse n’a pas toujours été aussi « vendue » à l’entrepreneuriat étudiant. 

« Lorsque la Commission scolaire m’a confié le dossier de l’entrepreneuriat, il y a quelques années, je ne comprenais pas pourquoi nous voulions produire de mini-entrepreneurs en série. Rapidement, j’ai compris que ça va bien au-delà de ça, raconte Corinne Germain. Créativité, débrouillardise, coopération, autonomie, sens des responsabilités : les élèves développent des qualités utiles pour la vie! »

Cette révélation est ce qui l’a poussée à s’impliquer activement dans le Défi OSEntreprendre. Dorénavant, elle ne manque pas une occasion de combattre un préjugé à l’égard de l’entrepreneuriat étudiant. 

« Plusieurs enseignants pensent spontanément que des objectifs mercantiles sont rattachés à l’entrepreneuriat étudiant, regrette-t-elle. Il faut ouvrir davantage les portes de nos écoles à l’entrepreneuriat. »

des ressources 

Cela est d’autant plus important, selon elle, que des ressources sont mises à la disposition des enseignants pour ce faire. Pour illustrer son propos, Mme Germain parle d’une mesure budgétaire de sensibilisation à l’entrepreneuriat du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur à laquelle elle recourt depuis quatre ans. Son objectif : aider les élèves à démarrer un projet entrepreneurial à l’école. 

Peu importe la nature de la ressource, Corinne Germain est formelle : « Frappez à la porte de votre direction pour en discuter! Ce sont les élèves qui en ressortiront gagnants. »

ENVIE D'EN SAVOIR PLUS? 

Visitez les site du Défi OSEntreprendre

(Sur la photo : Éric Desaulniers, directeur général, Fonds Locaux de solidarité FTQ, Valérie Huppé, Christiane Néron, Corinne Germain, Richard Lehoux, président, Fédération québécoise des municipalités, Serge Duclos, Keith beaudoin.)