Témoignages

Il n’y a pas d’âge pour entreprendre

Depuis plus d’une décennie, Nancy Pelletier, enseignante à l’École des Vents-et-Marées de Rivière-Ouelle, allume la flamme entrepreneuriale chez ses élèves âgés de six à huit ans. Comme quoi, il n’est jamais trop tôt pour favoriser l’entrepreneuriat chez les jeunes!.

Cette année, le projet De l’aide pour nos amis de loin a remporté les grands honneurs dans la catégorie Primaire 1er cycle du défi OSEntreprendre. Les 16 élèves de Nancy Pelletier ont créé de toutes pièces — de la rédaction jusqu’à l’impression — un vrai livre. La vente de ce dernier servira à amasser des fonds pour les élèves défavorisés d’Haïti.

« J’amène les enfants à prendre conscience de problèmes dans le monde qui les entoure et, ensemble, on cherche des solutions. Ils n’ont plus un rôle passif, et ça leur fait réaliser l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur environnement.  »

— Nancy Pelletier


Pour mener l’idée à terme, l’enseignante a fait appel aux grands de sixième année et à des parents. « Je trouve ça bien, qu’il y ait un transfert intergénérationnel. Ça facilite l’apprentissage », souligne-t-elle. Chaque année, les projets entrepreneuriaux de Nancy Pelletier rayonnent même à l’extérieur de l’école, le journal de la région en glissant un mot dans ses pages. Le spectacle de fin d’année de l’école servira aussi cette année de vitrine aux élèves pour la vente de leurs livres.

Celle qui enseigne depuis 15 ans croît aux retombées de l’entrepreneuriat sur le développement personnel des élèves. Elle en mesure les bienfaits depuis un peu plus de 10 ans. « Ça augmente la motivation des jeunes, leur donne la chance de s’exprimer et les valorise énormément. » Elle se rappelle le cas d’un élève peu bavard et timide qui a pu mettre à profit son talent de bricoleur. « Il s’est mis à parler plus, à donner des conseils et à chercher des solutions », raconte-t-elle.

Pour Nancy Pelletier, les projets entrepreneuriaux donnent l’occasion aux élèves de mettre en pratique les apprentissages faits dans le cadre du programme scolaire et d’en reconnaître la pertinence.

Chaque année, elle est étonnée par toutes les bonnes idées qui émanent de l’exercice. D’un livre sur les métiers jusqu’à des bacs à fleurs construits à partir de matières recyclées en passant par la revitalisation du coin lecture, les élèves peuvent donner libre cours à leur créativité.

« C’est possible de développer l’esprit d’entrepreneuriat même chez les plus petits par le biais de projets entrepreneuriaux. C’est une formule gagnante. »